top of page

La SCET, filiale de la Caisse des Dépôts et cabinet de conseil auprès des acteurs publics locaux, et la revue Urbanisme s’associent aux Éditions du Bunker pour mener le projet « Poésie et ville ». 

Dans le cadre de ce projet, les Editions du Bunker réaliseront un recueil de poésie dédié à la thématique de la ville et de la vie en ville. Certains textes ou parties de textes au sein du recueil feront l’objet de peintures murales en grand format au sein des villes dont les sociétés d’économie mixte (aménageurs, bailleurs sociaux) sont partenaires. 

Les partenaires de ce projet sont : la SERL à Lyon ; Territoires Rennes ; la SEMVR, à Lille, Roubaix ; Altemed (Montpellier) ; SEDIA (Besançon) ; SEDRE (La Réunion). 

TRAM·ES

 

Un appel à textes a été lancé le 15 octobre 2025 pour recevoir des textes poétiques sur la thématique de la ville et de la vie en ville.

 

Des centaines de poèmes ont été reçus de toute la France, hexagonale et d’outremer.

 

Le présent recueil est le fruit d’une sélection qui se veut représentative de la diversité des formes poétiques contemporaines pour dire la ville.

 

La ville : les villes, celles qu’on habite et celles qu’on rêve, celles qu’on quitte ou que l’on rejoint, villes aimées, parfois honnies, toujours vivantes. 

 

Vers rimés, vers libres, prose, poésie visuelle, nous avons choisi de témoigner de la richesse des propositions reçues, qui forment une trame multiple où circuler.

 

TRAM·ES paraîtra début avril 2026.

Il constituera la matière poétique mise à disposition des représentants des sociétés d’aménagement pour penser un affichage dans les espaces publics concernés.

 

Les Éditions du Bunker

Nous sommes tous urbains. La France, dans sa quasi-totalité, vit aujourd’hui en ville : dans son centre, dans ses banlieues, dans sa zone d’attractivité. Cela change, surtout pour les jeunes générations, la relation à la nature, et cela fait aussi de l’urbanité un lien fondamental du déploiement de la vie humaine.

 

Les aménageurs publics jouent un rôle qui dépasse la dimension technique : ils créent les quartiers de demain, dans lesquels vivront les prochaines générations. 

 

Leur métier est profondément transformé par des enjeux de transition écologique, d’adaptation au changement climatique, de cohésion sociale.

 

Premiers concernés, les quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV). Dans les 448 quartiers inscrits dans le nouveau programme de rénovation urbaine de l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU), il est crucial de repenser le cadre urbain et de valoriser l’espace public pour améliorer les conditions de vie des habitants.

DÉFENSE d’AFFICHER

 

Les murs de nos villes sont des espaces neutres et défensifs. Lorsque l’affichage y est possible, il est publicitaire ou politique. L’expression artistique est souvent réduite à un geste illégal ou toléré, et le plus souvent temporaire.

 

Il est néanmoins possible de penser une dimension artistique de la fabrique de la ville qui ne soit pas qu’un habillage esthétique, mais l’intégration d’un matériau culturel complémentaire de l’enjeu technique pris en charge par les architectes urbanistes.

 

La poésie se prête particulièrement bien à une démarche de cet ordre. Brève, d’appréhension immédiate, elle offre une émotion dans le quotidien du vécu urbain. Ni slogan, ni publicité, elle permet la réinvention d’une curiosité dans le regard.

 

Forts de ce constat, la SCET (Services Conseil Expertises Territoires), la revue Urbanisme et les Éditions du Bunker s’associent pour mener un projet visant à incarner la poésie dans la ville, en identifiant et mobilisant dans des quartiers, notamment inscrits dans le programme de rénovation urbaine de l’ANRU, des murs de grandes dimensions, à même de recevoir des poèmes d’auteurs contemporains sous forme de fresques de très grande taille.

 

POÉSIE DANS LA VILLE

 

 

Penser des fresques à partir de citations de poètes iconiques tels que Rimbaud ou Baudelaire s’apparenterait à une démarche muséale, figée, et à une redite par rapport à des dispositifs existants. L’idée que les auteurs soient des acteurs culturels vivants, qu’ils puissent parler de leur travail, de leur propre rapport à la ville, aux quartiers et à leurs habitants constitue une dynamique ouverte et joyeuse – le citoyen urbain actif plutôt que le spectacle mémoriel passif.

 

Par ailleurs, la France connaît un regain de créativité dans le domaine poétique. Il est porté par une génération de nouveaux auteurs issus de tous horizons. Les scènes ouvertes se multiplient, les maisons de la Poésie partout en France offrent à découvrir des textes innovants. 

 

Il est ainsi réjouissant d’imaginer que les poètes contemporains puissent « s’emparer » des murs de nos villes.

 

Plus fondamentalement, le projet soutient l’idée simple qu’on ne peut parler poétiquement de la ville d’aujourd’hui qu’en l’éprouvant, et non avec une poésie du passé.

 

Enfin, il est important de souligner que cette démarche de création artistique prend tout son sens et sa force dans les « quartiers politique de la ville », qui portent en eux de nombreux paradoxes et restent souvent vécus comme à part, mais dont les habitants sont bien davantage les promoteurs que les détracteurs.

bottom of page